Le Moulin du Tordoir

Ivo de Lessinis

Le Moulin du Tordoir

 

 

En 1276, le Viel Rentier d’Audenarde mentionne déjà ce moulin à eau, qui servait à presser des graines pour en extraire de l'huile, par exemples, des noix, des faines, de la caméline ou de l'oliette.

 

Vers 1791, un moulin à farine fut construit.

 

Au siècle dernier, depuis l'époque de la première guerre mondiale, il produisait de l’électricité suffisante pour couvrir les besoins du moulin, de la ferme et d'une exploitation agricole voisine.

 

Etant donné la détérioration de la roue, le moulin cessa ses activités dans les années cinquante. L’extraordinaire état de conservation des pièces de bois du mécanisme et des meules en font une richesse pour le patrimoine du Pays des Collines.

 

En 2000, le moulin a été doté d’une nouvelle roue métallique. La restauration des vannes et du mécanisme intérieur ont permis sa remise en marche.

 

Le Moulin du Tordoir a donné son nom au ruisseau et à la ferme, un quadrilatère en briques, qui remonte à la fin du 17ème ou au début du 18ème siècle.

 

Les plus vieilles mentions de cet ouvrage sont les suivantes :

 

1245 : "Nisum molin" ( Michel de Waha, Fortifications et sites fossoyés dans le nord du de Hainaut, n° 985, p. 995. Bruxelles, 1983)

 

Nissemolins (« sas tordoirs » au lieu-dit Neuf Burg (Hubermont)

 

1410 : "Tordoir" (Cartulaire des fiefs du Comté de Hainaut)

 

1482 : Tordoir à Windaille (G. Decamps, Les communes)

 

Moulin tenu par Guillaume de Windulle (Archives de l’Etat à Mons.)

 

Pendant les 16ème et 17ème siècles, le moulin fonctionnait sans interruption.

 

1736 : Dominique Van Lierde, meunier au Sablon (1705-1750) avait épousé Jeanne Reins, propriétaire d’un moulin à huile appelé "Tordoir". Une autre source signale ce personnage louant un tordoir à huile au seigneur de Cruquembourg.

 

1737 : Philippe Jacques Dusausoit épouse Anne Marie Van Lierde

 

1746-1770 : Philippe Jacques Dusausoit (dit "Père Tordou") est locataire d’un moulin à huile, ce qui confirmerait que son père en était déjà le locataire. A sa mort, il en est le propriétaire.

 

1791 : L'ouvrage est restauré dans son état actuel, avec l'installation d'un moulin à farine.

 

1797 : Un acte de succession attribue le moulin à son fils, qui porte le même nom.

 

1806 : Philippe Jacques Dusausoit décéde, son fils hérite du moulin.

 

Jean-Baptiste Vandesande, bourgmestre d’Everbecq, épouse Marie-Catherine Dusausoit la fille de Philippe Jacques Dusausoit. Il devient propriétaire du moulin à son tour.

 

1848 : Joseph Vandesande, fils de Jean-Baptiste Vandesande, né à Everbecq en 1804 , épouse Isabelle Balot en 1848. Il hérite du moulin. Il décède en 1871. Il était échevin de la commune de Wodecq.

 

Un se ses fils, Emile Vandesande, né en 1856 et décédé en 1920, est mentionné comme meunier-fermier. Il est cité comme meunier en 1883 et en 1892.

 

Son frère Pierre Joseph Vandesande (dit "Père Pir") lui succède . Il épouse Marie-Louise Degavre. Il est renseigné comme meunier d’un moulin à farine et à l’huile en 1920.

 

La fabrication de l’huile s’achève après la première guerre mondiale.

 

Le fils de Pierre Joseph Vandesande, Joseph Vandesande (dit "Parrain Tordou") est le dernier meunier. Né en 1880 et décédé en 1965, il avait épousé Marie-Angéline Doclot en 1928. En 1950, il cède le moulin à sa fille Josette Vandesande, qui épouse en 1951 Raoul Delfairière.

 

1951 : Le moulin est signalé comme « moulin mû par eau et par moteur à gaz ». Il ne sert plus qu’à concasser des aliments pour le bétail.

 

1955 : Cessation des activités et immobilisation de la roue à auges.

 

Grâce à la volonté tenace des propriétaires actuels (Josette, Raoul, Claude et Nicole Delfairière) la restauration de l'ouvrage a permis au Moulin du Tordoir de se réveiller après quarante-cinq ans de léthargie. En 1996, la famille en a ouvert les portes au public. L’inauguration officielle du moulin remis à neuf a lieu dans le cadre des journées du Patrimoine, le 9 septembre 2000. Le sauvetage du moulin du Cat Sauvage dans les années 50 par Pierre Hermant, Jacques Vandewattyne et Louis Beaucamp a constitué le point de départ du dynamisme associatif qui a permis de valoriser le patrimoine du Pays des Collines. C’est à cette époque que le moulin à vent est devenu l’emblème de la région. (Pascal Lepoutte, Le Courrier de l'Escaut, 9 septembre 2000).

 

Adresse : Moulin du Tordoir , Vert Marais, 7890 Wodecq (Ellezelles)

Renseignements : +3 2(0)68 44 72 28.

 

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